L’allocation journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie soutient les proches lors d’une période éprouvante et incertaine. Cette aide est versée par l’Assurance Maladie selon des règles précises de durée et de montant.
Depuis le 1er avril 2026 les montants et les durées ont été actualisés pour clarifier l’indemnisation des accompagnants proches. Les points clés suivants facilitent l’accès, le calcul et la demande de l’allocation.
A retenir :
- Montant journalier brut 64,93 € par jour depuis 2026
- Montant réduit 32,47 € par jour en activité partielle
- Durée maximale 21 jours sans activité, 42 jours en activité réduite
- Versement direct par l’Assurance Maladie au bénéficiaire employé
Éligibilité et bénéficiaires de l’allocation journalière (AJAP)
Après ces repères, précisions nécessaires sur l’éligibilité des personnes concernées par l’AJAP et les statuts admissibles. L’allocation vise principalement les salariés en congé de solidarité familiale ainsi que d’autres catégories proches de la personne en fin de vie. Selon Assurance Maladie les demandeurs d’emploi indemnisés et les travailleurs non-salariés peuvent également percevoir l’aide sous conditions.
Catégories couvertes et conditions d’accès
Ce point décrit le lien entre le statut professionnel et l’accès à l’allocation journalière, pour savoir qui peut en bénéficier. La prise en charge varie selon suspension totale d’activité ou réduction à temps partiel, ce qui modifie la durée et le montant versés. Selon Legifrance les règles de cumul et de partage entre accompagnants figurent dans les textes réglementaires applicables.
Statut
Condition d’accès
Durée maximale
Montant brut par jour
Salarié (congé sans activité)
Congé de solidarité familiale
21 jours
64,93 €
Salarié (activité réduite)
Réduction d’activité justifiée
42 jours
32,47 €
Demandeur d’emploi indemnisé
Suspension d’activité pour accompagnement
21 jours
64,93 €
Travailleur indépendant
Preuve d’accompagnement d’un proche
21 jours
64,93 €
Principaux critères d’éligibilité :
- Relation de proximité avec la personne en fin de vie
- Justificatif médical précisant l’état de la personne accompagnée
- Preuve de suspension ou de réduction d’activité professionnelle
- Inscription auprès du régime d’Assurance Maladie compétent
« J’ai pris le congé pour accompagner mon père pendant deux semaines, l’AJAP a aidé à boucler notre budget et à rester présent »
Claire B.
La gestion administrative dépend ensuite du régime d’affiliation de l’accompagnant et des documents fournis à la caisse. Ce passage vers les règles de montant et de fiscalité prépare l’examen des prélèvements et du calcul net.
Montant, prélèvements et fiscalité de l’AJAP
Enchaînement naturel vers la question financière, voici le détail des montants et des retenues appliquées à l’allocation journalière. Le montant brut dépend de l’arrêt total d’activité ou de la réduction de temps de travail appliquée par l’accompagnant. Selon Assurance Maladie le taux appliqué pour une activité réduite est la moitié approximative du montant sans activité.
Calcul du montant et cas particuliers
Ce paragraphe situe le calcul brut puis les retenues sociales, afin d’anticiper le montant net perçu. L’allocation brute est réduite par une CSG de 7,5 % et une CRDS de 0,5 %, ce qui diminue le montant versé effectivement. Selon Legifrance l’Ajap reste soumise à l’impôt sur le revenu, comme revenu imposable déclaré par le bénéficiaire.
Déductions et impôts :
- CSG 7,5 % appliquée sur l’allocation brute
- CRDS 0,5 % applicable selon le barème légal
- Imposition selon la déclaration de revenus annuelle
- Impact variable selon situation familiale et revenus
« En suspendant mon activité j’ai pu rester présent, l’AJAP a été versée rapidement et a sécurisé nos finances »
Marc L.
Effet pratique sur le budget des proches et recommandations
Cette partie explique l’effet concret des prélèvements et propose des conseils pratiques pour gérer le budget pendant l’accompagnement. Le double impact du montant brut et des prélèvements sociaux conduit souvent à un montant net sensiblement inférieur au brut affiché. Selon CNAJAP il est conseillé d’anticiper les démarches administratives pour éviter des délais de paiement.
Situation
Montant brut
CSG
CRDS
Montant imposable
Congé sans activité
64,93 €
7,5 %
0,5 %
Oui
Activité réduite
32,47 €
7,5 %
0,5 %
Oui
Demandeur d’emploi
64,93 €
7,5 %
0,5 %
Oui
Travailleur indépendant
64,93 €
7,5 %
0,5 %
Oui
« L’AJAP complète utilement l’accompagnement en soins palliatifs, selon mon expérience auprès des familles »
Sophie R.
Ces éléments permettent d’évaluer l’aide disponible et ses limites pour la gestion financière familiale durant la période d’accompagnement. Le passage suivant décrit les démarches pratiques pour demander l’allocation et les règles de partage entre accompagnants.
Procédure de demande, partage et règles de versement de l’AJAP
Enchaînement utile vers les démarches administratives pour obtenir l’allocation et organiser le partage entre accompagnants. La demande nécessite un formulaire spécifique et un certificat médical précisant l’état gravement malade ou en fin de vie. Selon Assurance Maladie le versement est effectué directement au bénéficiaire, la subrogation par l’employeur n’étant pas applicable.
Étapes administratives pour demander l’AJAP
Ce bloc décrit les étapes concrètes à suivre pour constituer un dossier de demande et obtenir un versement rapide. Il faut transmettre le formulaire approprié accompagné d’un certificat médical à la caisse primaire d’assurance maladie compétente. Pour réduire les délais il est conseillé de conserver des copies et de contacter la caisse en cas d’absence de réponse.
Démarches administratives :
- Télécharger le formulaire officiel de demande
- Joindre le certificat médical du médecin traitant
- Envoyer à la caisse primaire d’assurance maladie compétente
- Conserver les accusés et suivre le dossier en ligne
« Sa sœur a obtenu l’allocation pendant trois semaines, cela a permis d’organiser les soins palliatifs et d’alléger le stress familial »
Anne D.
Partage entre accompagnants et règles de cumul
Ce point explique comment l’allocation peut être fractionnée entre plusieurs aidants autour d’une même personne accompagnée. L’Ajap est fractionnable dans le temps et partageable entre plusieurs accompagnants, dans la limite de la durée maximale applicable. Il revient aux accompagnants de s’organiser et d’informer la caisse pour répartir les périodes de perception.
En cas de maintien du salaire il n’y a pas de subrogation possible, l’employeur doit gérer séparément le maintien ou la complémentation éventuelle. Cette règle de versement direct souligne l’importance d’une coordination claire entre employeur et salarié accompagnant.
Source : Assurance Maladie, « Allocation journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie », ameli.fr, 2026 ; Legifrance, « Décrets et textes AJAP », legifrance.gouv.fr, 2026 ; CNAJAP, « Guide pratique AJAP », cnajap.fr, 2026.